Le sens d’une marche pour un vrai service public ferroviaire.  du mercredi 17 avril 2013.




Lors de la dernière réunion publique du comité pluraliste à Millau, notre parti a proposé l’organisation d’une grande marche, avec des débats dans des communes traversées, pour la défense et le développement de notre ligne SNCF Béziers / Millau / Neussargues.
Aujourd’hui cette marche est sur de bons rails et c’est une bonne nouvelle compte tenu des lourdes menaces qui pèsent sur le devenir de la ligne, mais plus généralement sur l’avenir même du service public ferroviaire.
Il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour que cette manifestation rassemble le plus largement possible, par delà les sensibilités, mais sur des bases claires, situant les responsabilités. On ne peut et on ne doit cacher à nos concitoyens les objectifs de la SNCF et du gouvernement Ayrault, les conséquences désastreuses qu’ils entraîneront. Je les résume :
 Au nom d’une fausse décentralisation, l’Etat veut reporter sur les régions des compétences supplémentaires en matière de transports dans le but austéritaire de faire des économies pour accroître toujours plus les profits des financiers. Or, non seulement le gouvernement n’entend pas compenser intégralement ce transfert mais, en réduisant de façon considérable les dotations, il va asphyxier toutes les collectivités.
 Résultat inévitable : les régions riches pourront se payer un transport ferroviaire de qualité, les autres pas. Mais, même des régions dites plus riches, auront le souci de simple équilibre, ce qui les conduira à délaisser les départements les moins rentables, particulièrement les départements ruraux.
Par ailleurs, soumis et passif devant les directives européennes, le gouvernement PS/EELV, conformément au vote de leurs députés européens (4ème paquet ferroviaire), encourage l’ouverture à la concurrence - autrement dit le privé - et un transfert du rail vers les bus.  
Cela aurait pour conséquences des pertes d’emplois de cheminots, un recul grave de la sécurité, une réduction de la qualité des services, un mauvais coup pour l’environnement, la désertification de régions entières.
Reste que la marche pour la défense de notre ligne de chemin de fer, doit être bien sûr un acte fort de résistance, mais tout autant l’exigence d’une autre politique assortie de propositions concrètes telles que la généralisation du versement transport par les entreprises, la nationalisation des autoroutes pour orienter ses profits sur le développement du service public ferroviaire ou encore un livret d’épargne dédié aux transports propres.

Par Martine PEREZ, conseillère régionale communiste.






Date de mise à jour : mercredi 17 avril 2013.

Agenda


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