La parole…et les actes.  du jeudi 4 octobre 2012.




André Perez PCF/Front de gauche.

Je persiste et je signe : lorsque l’on est de gauche, on ne vote pas pour un texte signé par N.Sarkozy et A.Merkel. De fait, aujourd’hui, le Parti Socialiste est isolé à gauche puisque le soutien qu’il porte à ce nouveau traité européen suscite la désapprobation de plus de 60 formations politiques, syndicats, associations diverses. Même son partenaire au gouvernement, EELV, a eu le courage et la cohérence de dire NON, malgré les pressions de ses deux girouettes, Cohn Bendit et Bové.
Malgré les 80 000 manifestants à Paris, ce traité risque d’être adopté grâce au soutien de toute la droite qui jubile, tout comme Madame Parisot, trop heureuse de voir Hollande se soumettre. D’ailleurs, le conseil des ministres a adopté un projet de budget marqué par une cure d’austérité afin d’être d’ores et déjà dans les clous de ce traité austéritaire.

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Mais, que l’on se rassure, le combat va continuer.
Car, alors que la barre des 3 millions de chômeurs a été dépassée, le gouvernement montre du doigt Sarkozy et Fillon. Ce n’est pas faux….mais ce n’est pas une surprise ! Toutes les organisations syndicales avaient prévenu de cette vague de licenciements retardée à cause de l’élection présidentielle.
Or, un gouvernement de gauche se devait d’affronter avec courage, une situation d’urgence, en prenant des mesures d’urgence, qui plus est, sans incidence sur le budget de l’Etat.
Par exemple : voter à l’assemblée l’interdiction des licenciements boursiers.
Voter à l’assemblée un moratoire suspensif pour tout licenciement permettant aux comités d’entreprises d’étudier des solutions alternatives.
Voter à l’assemblée de nouveaux droits pour les salariés afin d’en finir avec cette monarchie régnant dans les entreprises.
Voter une amnistie pour tous les syndicalistes victimes de l’arbitraire patronal ou de la répression. Je pense aussi aux faucheurs volontaires qui voient leurs actions légitimées par des travaux scientifiques.
Voilà les actes concrets que l’on est en droit d’attendre d’un gouvernement de gauche, porteurs d’une autre efficacité que celle de se soumettre aux marchés et aux financiers, ou d’aller se faire applaudir à l’université d’été du MEDEF. Quand on préfère la compagnie des grands patrons à celle du peuple qui se pressait à la fête de l’Humanité, c’est qu’il y a problème.
Ces capitulations face aux puissants qui se gavent de nos sacrifices, ont leurs conséquences locales.
Ainsi, notre ligne SNCF n’a jamais été aussi menacée. Les paroles ne manquent pas, chez nos édiles pour paraitre à défaut d’agir. Madame Mayot, adjointe aux services publics, a promis d’activer ses réseaux. Madame, ils sont tout trouvés : le ministre des transports est au PS, les 3 présidents de région concernés sont au PS. Dès lors, s’il n’y a pas un vrai changement sur cette ligne, ce ne sera plus la faute à Sarkozy, ni celle…. d’un chef de gare !






Date de mise à jour : jeudi 4 octobre 2012.

Agenda


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