Tout simplement, pour que la défaite de Sarkozy soit utile.  du dimanche 8 avril 2012.




Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche sont au cœur de la campagne des présidentielles.
Le peuple, celles et ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose, retrouvent confiance et espoir, découvrent que la politique, la vraie, a un sens, dès lors que l’on laisse aux autres « la cuisine électorale », pour évoquer les véritables problèmes et construire avec les citoyennes et les citoyens, le programme qui correspond à leurs aspirations.
De Madame Parisot à Eva Joly, de Sarkozy à F. Hollande, ils tapent tous sur Jean-Luc Mélenchon, tandis que les médias s’interrogent sur le pourquoi d’une telle mobilisation pour le candidat du Front de gauche.
Si le talent oratoire aide, là n’est pas l’essentiel.
Sarkozy a beau s’agiter, il ne sera plus président de la République le 6 mai. Mais sa défaite doit être utile pour notre peuple, elle doit se traduire par de véritables changements dans la vie de tous les jours.
Cela signifie que le prochain président, le prochain gouvernement devront avoir le courage de résister et de remettre en cause la domination des marchés financiers et non de les rassurer comme l’a fait F.Hollande à Londres. Cela signifie qu’ils devront avoir le courage d’aller chercher l’argent où il est, pour le rendre aux travailleurs, comme le veut le Front de gauche.
A quoi servirait la défaite de Sarkozy si elle ne se traduisait pas par une revalorisation générale des salaires, par l’augmentation du SMIC à 1700 euros brut par mois comme le réclament à juste titre, les syndicats ?
A quoi servirait une victoire de la gauche, si elle ne rétablissait pas la retraite à 60 ans pour toutes et tous, à taux plein, avec des pensions revalorisées à hauteur du nouveau SMIC net.
Un véritable changement passe par un développement et une extension de nos services publics, ce qui implique la remise en cause des traités Européens, dont celui de Lisbonne que notre peuple avait rejeté en 2005.
A quoi servirait la défaite de Sarkozy, si la gauche n’offrait à notre jeunesse que des sous-emplois précaires, sous rémunérés, si elle ne donnait aucun droits nouveaux aux salariés afin que le travail ne soit plus synonyme de souffrance ? Quelle utilité aurait-elle, si elle ne se traduisait pas par une vraie planification écologique, incompatible avec les dogmes capitalistes ?
Que serait un changement qui ne mettrait pas fin à cette détestable politique du double jeu, du double langage, où on a un discours ici, un vote différent à Paris ou à Bruxelles ?
Tout indique que 2 candidats de gauche seront parmi les 3 premiers le 22 avril et qu’il y aura par conséquent, au moins un candidat de gauche au second tour.
Dès lors, sans risque, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, mais avec la seule garantie que la défaite de Sarkozy soit utile, s’impose le vote Mélenchon. Ne revivons pas une nouvelle désillusion, votons pour un vrai changement à gauche.

Martine Perez, secrétaire départementale du PCF- Conseillère régionale.






Date de mise à jour : dimanche 8 avril 2012.

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