Tout ne va donc pas si bien à l’hôpital de Millau !  du dimanche 12 février 2012.




Martine Perez, conseillère régionale PCF/Front de gauche, ex membre du CA de l’hôpital.

De par la réforme Bachelot qui a calqué la gestion des hôpitaux publics sur celle des entreprises privées, je ne suis plus membre d’un conseil d’administration supprimé, au profit d’un patron directeur doté de tous les pouvoirs.
C’est donc en lisant la presse que j’ai cru comprendre que tout allait bien à l’hôpital de Millau, notre maire justifiant un plan de retour à l’équilibre et faisant du directeur une perle rare, sauveur suprême de notre hôpital.
A l’évidence, au vu de la manifestation le jour de la présentation des vœux du maire, des journées d’actions de la C.G.T et de Sud Santé, la situation est bien moins idyllique qu’annoncée. Et pour cause !
Le personnel de l’hôpital de Millau se trouve confronté aux premières conséquences d’une loi qui remet en cause la notion de service public hospitalier, qui substitue au droit à la santé pour toutes et tous, le dogme libéral de la rentabilité financière.
Contrairement au gouvernement, mais aussi hélas à monsieur le maire et à ses amis politiques, je suis convaincue que le retour à l’équilibre n’est pas un objectif à atteindre, mais une véritable arnaque, une impasse mortelle.
D’une part parce que le déficit de nos hôpitaux est organisé, voulu pour justifier le « plan hôpital 2007 », confirmé par la loi Bachelot, qui prévoit un seul hôpital pour 250 000 habitants soit la population aveyronnaise.
D’autre part, parce que ce retour à l’équilibre sert de prétexte pour imposer de nouveaux sacrifices à un personnel qui n’en peut plus, tellement il est pressuré.
C’est dire que je soutiens la lutte des hospitaliers qui défendent avant tout le droit, pour toutes et tous de pouvoir se soigner dans des conditions dignes de la France du 21e siècle. Les usagers doivent leur manifester sous les formes les plus diverses leur soutien.
Je conclurai avec une déclaration de l’urgentiste Patrick Pelloux le 21 janvier 2011 :
« …On est dans la dernière phase du programme néolibéral de mise en concurrence sur le marché de la santé. Comme dans tous les services publics, la gestion comptable a pris le pas sur l’humain…Certains se félicitent de la privatisation de biens qui appartiennent au peuple. L’argent est partout...On vit une époque violente où la langue pratiquée à la tête de l’Etat, c’est le mépris et le mensonge. Il faut garder un esprit de conquête, retrouver l’envie d’être et non plus d’avoir, ce qui est l’inverse du sarkozisme. »
C est cet esprit de conquête faisant de « l’humain d’abord » une priorité qui guide les pas du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon.






Date de mise à jour : dimanche 12 février 2012.

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