La dette : un aspect de la crise du système capitaliste  du samedi 4 février 2012.





Ce qui est en crise, c’est le système capitaliste, dont la logique - course effrénée au profit, surexploitation du travail salarié – le rend incapable de résoudre les problèmes de notre pays et de la planète.


A) LA DETTE : UNE RÉALITÉ EN MÊME TEMPS QU’UN GRAND BOBARD


Dette totale de la France (déficit cumulé de l’Etat) : 1640 milliards d’euros.

En 2010, la France a produit 1995 milliards de richesse

La dette de la France est remboursable sur 7 ans et 31 jours. En se basant sur 2010, on peut estimer que la France produira en 7 ans et demi aux alentours de 14 000 milliards de richesse. Si l’on rapporte ce chiffre à celui de la dette, notre taux d’endettement tourne autour des 12 %

Ce n’est pas à négliger, mais la France n’est pas au bord du gouffre.

La dette apparaît bien pour ce qu’elle est : un bobard orchestré par les banques et les financiers, afin d’imposer à notre peuple de nouveaux et insupportables sacrifices.

Remarque  : Dans la dette, tout n’est pas négatif : s’endetter pour développer, améliorer l’éducation, la formation, les services publics, la recherche, s’apparente à des investissements porteurs de richesses à venir.

Or, en voulant imposer une règle dite d’or, les puissants veulent interdire ce type d’investissement, empêcher les états de construire leur avenir.

Décidemment, c’est tout faire pour la finance, rien pour l’humain !


B) COMMENT SOIGNER LA MALADIE DE LA DETTE ?


  • A droite comme au FN, la dette s’explique parce que nous dépenserions plus que ce que nous gagnons.

  • Il faut donc réduire les dépenses, imposer des mesures d’austérité donc des sacrifices.

  • PS et EELV, analyse similaire à celle de la droite, avec par contre, une volonté de mieux répartir des sacrifices, en faisant contribuer timidement patronat et financiers

  • PCF et Front de Gauche : nous ne vivons pas au dessus de nos moyens.

La dette vient d’une insuffisance de recettes, liée à des choix politiques, notamment celui de transférer une part de plus en plus importante des richesses produites vers les nantis, vers la rente, au détriment du travail et des salariés.


LA VERITE PAR LES CHIFFRES

Déficit de l’Etat en 2010 : 148 milliards d’euros


  • Niches fiscales : Coût pour l’Etat : 150 milliards d’euros

  • Exonération des cotisations sociales pour les sociétés et les entreprises : Coût pour l’Etat : 172 milliards d’euros

  • Baisse de l’ISF et allègements fiscaux pour les riches : Coût pour l’Etat : 30 milliards d’euros

  • Non taxation des revenus financiers : Manque à gagner pour l’Etat : 40 milliards d’euros


ET PUISQU’ON PARLE CHIFFRES :

  • Profit des entreprises du CAC 40 en 2011 : 93 milliards d’euros

  • Montant de la trésorerie des groupes du CAC : 170 milliards d’euros


L’insuffisance des recettes n’explique pas tout sur l’origine de la dette. Il y a aussi la soumission des politiques vis-à-vis des marchés financiers.

Par la loi du 3 janvier 1973, européanisée au traité de Maastricht en 1992, confortée au traité de Lisbonne , les Etats dont la France sont obligés d’emprunter aux banques privées et non aux banques centrales, à des taux bien supérieurs au produit intérieur brut. Cela nous coûte aux alentours de 50 milliards d’euros par an !


DANS CES CONDITIONS, COMMENT RESOUDRE LE PROBLEME DE LA DETTE ?

  • Refuser tout sacrifice, combattre l’austérité :
    • D’une part, parce qu’il s‘agit d’une injustice qui va accroître les inégalités, le chômage, la pauvreté ;
    • D’autre part, comme le démontre le schéma ci-dessous, ce remède, cette potion, ne soignera pas le malade, mais va au contraire aggraver le mal. L’exemple de la Grèce est, de ce point de vue, révélateur.
  • Accroître les recettes par une réforme radicale de la fiscalité, aller chercher l’argent là où il regorge et non dans la poche du peuple qui, dans sa majorité, n’arrive déjà plus à joindre les deux bouts ;

  • Utiliser l’argent autrement : privilégier l’humain.


AUSTERITE, SACRIFICES ???

INJUSTICE et CONTRE SENS ECONOMIQUE

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C) LES PROPOSITIONS DU FRONT DE GAUCHE


Elles sont de 2 ordres, intimement liées l’une à l’autre :


I – UNE REFORME RADICALE DE LA FISCALITE


Avec un double objectif :

  • Concilier justice sociale et efficacité économique ;
  • Augmenter les recettes : prendre l’argent où il est.

En ce qui concerne l’augmentation des recettes, nous n’allons pas augmenter toutes les recettes fiscales :

Nous allons même en geler, voire en diminuer certaines : TVA, TIPP…. TAXE CARBONE

Elles sont injustes.

  • Pour un foyer aisé, l’impact sur la consommation : 8 %
  • Pour un foyer modeste, l’impact sur la consommation : 16 %

Cette diminution des prélèvements va se traduire par une augmentation du pouvoir d’achat, par conséquent, une augmentation des recettes.


Par contre, nous allons en augmenter d’autres. Voir les chiffres précédemment évoqués.

  • Augmentation de l’ISF
  • Augmentation de l’impôt pour les plus hauts revenus
  • Taxation sur les transactions financières
  • Taxation sur les revenus financiers

Mais aussi - suppression des niches fiscales ; Suppression des cadeaux, exonérations aux entreprises.


II – UNE AUTRE UTILISATION DE L’ARGENT


Cette question est toute aussi importante que l’augmentation des recettes.

SI l’on augmente les recettes, tout en restant dans une même logique d’utilisation et de redistribution des richesses, nous aurons une courte embellie, très vite récupérée.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Exemple mai 1968 !

Pour reprendre et utiliser l’argent autrement, il faut se donner des outils. Parmi ceux-là :

  • LA BCE (banque centrale européenne) : en finir avec son indépendance. Elle doit être placée sous contrôle citoyen, pour une redéfinition de ses missions prioritaires :

    • développement social
    • emploi
    • Recherche, éducation
    • services publics
  • Banques ; création d’un pôle public bancaire et financier

  • Création d’un FOND NATIONAL et de FONDS REGIONAUX pour l’emploi et la formation en vue d’une sécurité d’emploi et de formation éradiquant le chômage. Ces fonds seraient alimentés par trois sources de financement :

    • les sommes consacrées à l’indemnisation du chômage, le RSA … puisque le chômage sera progressivement éradiqué …

    • les sommes jusqu’à maintenant consacrées aux cadeaux des entreprises : 172 milliards d’euros ;

    • le produit de la croissance retrouvée – en cours bancaires.

  • Mise en place d’un pôle public de développement industriel


Des outils qui vont permettre :

  • De relancer l’économie, retrouver une croissance utile par l’augmentation du pouvoir d’achat :

    • SMIC à 1700 € brut pour 35 heures… puis net pendant la législature


  • Relancer l’emploi, en réindustrialisant, à partir des filières – encourager, développer l’économie solidaire

  • Etendre, démocratiser les services publics – Tout ce qui relève du bien commun doit échapper au marché

  • Produire autrement. Produire pour satisfaire les besoins réels. Ne plus surdévelopper des productions non indispensables, au bénéfice soit des plus riches ou bien au bénéfice d’un endettement.

  • Planification écologique.

Ainsi au cercle vicieux, injuste, inefficace qui nous mène dans le mur, le FRONT DE GAUCHE oppose le CERCLE VERTUEUX :


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Date de mise à jour : samedi 4 février 2012.

Agenda


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