La privatisation d’un bien commun : un vol manifeste.  du lundi 15 février 2016.




André Perez, section de Millau du PCF

Monsieur Saint Pierre et ses colistiers avaient- et ont toujours - la possibilité de rendre à la collectivité, ce qui n’aurait jamais dû lui être volé : la gestion de l’eau.
Pour une raison évidente, tout comme l’air, l’eau est un bien commun qui doit être accessible à toutes et tous gratuitement, à une nuance près : l’eau que nous utilisons, qui nous est distribué, nécessite un travail (stockage, traitement, distribution…) dont le prix est supporté par l’usager.
Lorsque ce service est délégué à une entreprise privé, les usagers que nous sommes, paient de leur poche les commissions versées aux actionnaires et les profits exigés qui servent à gonfler les bulles financières sans alimenter l’économie locale.
C’est ce qui explique que partout où les municipalités on fait le choix de reprendre en régie le service de l’eau, les usagers ont bénéficié non seulement d’un prix du m3 inférieur de 15 à 20%, mais aussi de la gratuité des premiers m3 consommés. Ce qui démontre qu’il n’y a aucune contradiction entre une bonne gestion économique et le respect des besoins sociaux.
La décision de l’actuelle municipalité est politique, contraire aux intérêts des millavoises et des millavois, qui après la forte augmentation des impôts locaux, seront encore plus spoliés d’un bien qui leur appartient.
Je ne répondrai pas aux explications peu convaincantes de Monsieur Lefévère, adjoint à l’environnement. Monsieur Alibert l’a très bien fait. 
Par contre, je rappellerai un épisode significatif de la gestion municipale en 1986. Monsieur Deruy, alors maire, avait été convaincu par l’un de ses adjoints de la nécessité de privatiser le service éclairage public. Comme quoi, il y avait déjà des petits Valls et Macron !
Le groupe communiste avait combattu cette décision et obtenu qu’une étude soit menée de façon sincère, honnête, sur les avantages d’une privatisation ou d’un maintien en gestion municipale. Le résultat fut tellement édifiant, que le projet de privatisation ne trouva aucun élu pour continuer de le défendre.
Monsieur le maire, je vous suggère d’un point de vue éthique, de procéder à une étude de même nature avant toute décision sur la gestion de l’eau. Toute autre attitude signifierait que vous êtes prisonnier d’une idéologie dogmatique au service des grands groupes et de leurs actionnaires.






Date de mise à jour : lundi 15 février 2016.

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